Plans anciens de Besançon


Voici la porte de Charmont en 1618, à l'emplacement de l'actuelle place Leclerc. Remaniée ensuite par Vauban, c'est l'un des symboles de la ville jusqu'à sa démolition dans les années 1930.

Grâce aux plans anciens, on voit la ville se transformer petit à petit, de l'Antiquité à aujourd'hui.

Le pont Battant construit par les Romains résiste jusqu’à la guerre de 1940! Il est situé sur une route commerciale importante qui relie les Flandres à l’Italie, et sur la voie fluviale du Doubs (Dubius) qui relie le Rhône au Rhin.


La ville gallo-romaine s’étend sur une grande partie de la Boucle, le long de la Grande rue (le cardo), et après le pont Battant. La rue d’Arènes garde le souvenir des arènes romaines (106x130m, 21 m de haut), ici reconstituées.

L’amphithéâtre a servi de carrière de pierre pour la construction des fortifications Vauban au XVIIe siècle, puis de l’hôpital Saint-Jacques et de l’Eglise de la Madeleine.


Après la première vague de grandes invasions au IIIe s., la cité se contracte à l’intérieur de ses remparts. Au Moyen Age, il subsiste deux noyaux urbains, autour de la cathédrale et autour du pont Battant.

A partir du XIIe siècle, des maisons réapparaissent tout le long de la Grande rue, mais selon un tracé moins rectiligne que celui des Romains.


En 1575, voici la première représentation de la ville, publiée dans un atlas allemand des principales villes d’Europe. Le pont Battant est surmonté de constructions sur chaque pile, à la mode médiévale.


Cette première représentation insiste sur la boucle du Doubs. Par la suite, on reprendra presque toujours la même orientation pour les vues de la ville.


Le territoire de la commune englobe la forêt de Chailluz qui fournit des ressources en bois très précieuses pour la ville. Le gibet est installé à l’orée de cette forêt.


Chifflet publie Vesontio en 1618, un hommage littéraire aux origines antiques de Besançon. Il inclut plusieurs gravures, dont ce plan détaillé avec les légendes des bâtiments.


On a ici une copie manuscrite et coloriée du plan de 1618, dans une chronique de la ville datant du XVIIIe s.


Cette vue montre le quartier capitulaire, le long de la rampe menant à la citadelle, juste avant sa destruction à partir de 1674, pour consolider la citadelle. Le front Saint-Etienne remplace alors l’église Saint-Etienne construite en 1038.


Recueil de plans et vues sur la Franche-Comté

Les fortifications bastionnées existent déjà avant la conquête française de 1674, mais Vauban les remanie ensuite fortement : fort Griffon, bastions de la Boucle, citadelle.


La citadelle est déjà bastionnée par les Espagnols, mais les remparts de la Boucle sont encore médiévaux, sur le modèle de la tour de la Pelote.


Cette vue cavalière montre le conquérant Louis XIV mis en scène devant le plan de 1575, avec une citadelle bastionnée toutefois. La légende raconte qu’il aurait dîné sur une table en pierre encore visible dans le parc de la Grange Huguenet. Les deux routes au premier plan mènent à la porte de Charmont, actuelle place Leclerc.


Les travaux de fortification de Vauban sont achevés : à la citadelle, le front de secours et le front Saint-Etienne, le fort Griffon comme une seconde citadelle, et les bastions autour de la Boucle.


Le plan-relief de Besançon date de 1722. Il nous montre la ville quelques années après la conquête française. L'hôpital Saint-Jacques et le quai Vauban viennent juste d'être construits, et un arc de triomphe à la gloire de Louis XIV se dresse entre le pont Battant et la Grande rue entre 1693 et 1776.


La promenade de Chamars est aménagée entre les remparts de la gare d’eau. Elle prolonge les jardins de l’intendance (actuelle préfecture) et ceux de l’hôpital Saint-Jacques.


Cette partie de la ville est un cul-de-sac car les militaires interdisent la construction de ponts, pour conserver l’avantage défensif du site remarqué par Jules César.


La rue du polygone, entre la Butte et les 408, tire son nom d’une fortification bastionnée. On voit ici les trajectoires des tirs qui expliquent la géométrie de ces fortifications.


On retrouve l’implantation des bâtiments actuels de la citadelle, et aussi les piles d’un pont amovible du côté du front de secours.


Ce « projet d’embellissement » propose d’aménager des barrières et des tourniquets autour de la place du marché (place Labourée). Des marques au sol servent pour les revues de troupes.


Au cours du XIXe siècle, l’armée autorise la construction de plusieurs ponts qui permettent le développement de la ville hors de la Boucle et Battant.

Le premier pont des Chaprais/ St Pierre dit “fil de fer” a été mis en service en 1838 alors que la passerelle Denfert-Rochereau, située 250 m en aval, date de 1941. Le pont Schwint (ex Denfert-Rochereau) mène à la place Saint-Pierre en passant par la caserne Saint-Pierre (la médiathèque Pierre Bayle). La passerelle de Bregille est démontable en cas de siège.


Suppression de plusieurs retenues d’eau servant à des moulins, pour arriver à la configuration actuelle de la rivière avec deux digues à Saint-Paul et à Tarragnoz.

Les annotations sont du docteur Rolland, dont la bibliothèque a acheté la collection de cartes au début du XXe siècle.


Reliefs et cultures autour de la ville, fort de Bregille et lunettes de Chaudanne et de Trois-Châtels.


De nombreux et vastes jardins subsistent encore dans la Boucle, de part et d’autre de l’axe de la Grande rue. Le pont Saint-Pierre va permettre l’urbanisation de cette partie de la ville.


Sur le deuxième plan, la gare Viotte (1855) a été ajoutée.


La gare Viotte est placée en hauteur sur le trajet du train qui va à Strasbourg. La ville étudie le moyen d’amener le train au centre-ville, ici un trajet qui préfigure le tramway sur le pont Charles de Gaulle.


Le tracé des routes hors de la ville a déterminé le réseau des rues actuelles dans les quartiers. Certaines maisons figurées existent encore et sont aujourd’hui noyées dans le tissu urbain.


Détail des maisons avec la numérotation des rues (service municipal de l’urbanisme).


Le quartier des Chaprais s’est développé au pied de la gare. Les prisons de la Butte sont construites, et le pont Canot est tout neuf.


Cette cartographie de l’épidémie de fièvre typhoïde de 1885-1886 fait apparaître les déplacements des habitants dans l’agglomération.


Plan des lignes de tramway de la CTEB (compagnie des tramways électriques bisontins). Mise en service en 1896.


Le tracé du « tacot » (train local) pour Vesoul a été ajouté. La carte est publié par C. Lardier, également éditeur de cartes postales.


Plan de la ville édité en carte postale, avec les bannières des anciens quartiers.


Des bouleversements du côté de l’Ecole nationale d’horlogerie (lycée Jules Haag), et surtout de la nouvelle avenue Siffert construite sur les décombres des anciens remparts. Les portes d’Arènes et de Charmont ont aussi été détruites pour désenclaver la Boucle et faciliter la circulation, car la ville s’étend désormais hors des remparts.


Le plan Boutterin répond à un besoin de planification urbaine. Il pose le principe du boulevard nord qui sera réalisé. Il propose un quadrillage rationnel pour le maillage des rues dans les quartiers encore peu construits, qui contraste avec l’enchevêtrement des anciens chemins qui suivent les limites de parcelles. Mais ce plan sera très peu mis en oeuvre pendant l’urbanisation galopante de l’après-guerre.


« Défense passive » : plan d’évacuation détaillé par pâté de maisons pour les alertes aériennes pendant la seconde guerre mondiale.


Sur ce plan établi par les services municipaux apparaît le nouveau stade Léo Lagrange, en hommage au secrétaire d’Etat aux Sports du Front Populaire (1936-1937).


Les limites des paroisses sont ajoutées au crayon rouge, avec les initiales des églises : St Jean, St Maurice, St Pierre, Notre-Dame, St François, Madeleine, Sacré-Coeur, Jeanne d’Arc, St Martin des Chaprais, St Claude, St Louis, St Ferjeux, Velotte.


Projet pour la cité-jardin de Montrapon. Le tracé sinueux de la rue Haag autour de la combe a été conservé, de même que le mélange des immeubles et des maisons avec jardin. Ce quartier a été construit vers 1955.


Ce plan de la forêt de Chailluz a été versé aux archives municipales par le service du plan. C’est la version imprimée du logiciel de cartographie utilisé par les professionnels du Grand Besançon pour le cadastre, les bâtiments et les « VRD » (voiries et réseaux divers).


Il y a 7 ans, le plan mentionnait le tunnel du Petit Chamars et l’autopont de Coligny, deux aménagements dédiés à l’automobile qui ont été détruits pour un rééquilibrage en faveur des transports en commun, avec le nouveau tramway de 2014.