Collection Chiflet

« ... Demeslez de François Bonvalot, administrateur de l'archevesché de Besançon, contre Jacques Perrot, vicaire général, Siméon Perrot, son frère, Guillaume Guyot de Maîche, tous chanoines en la métropolitaine, et Claude Boni, chanoine de Poligny » (1554-1555) : recueil formé par Jules Chiflet. Tome I.

Cote : Ms Chiflet 7
Date : 1554-1555
Particularité physique : Papier, à l'exception d'une pièce sur parchemin
Importance matérielle : 362 feuillets
Particularité physique : Écritures de diverses mains
Dimensions : 295 × 220 mm
Particularité physique : Couverture parchemin
Langue des unités documentaires : latin

Présentation du contenu
François Bonvalot, administrateur de l'archeveché de Besançon, avait destitué le chanoine Jacques Perrot des fonctions de vicaire général et d'official dont il l'avait jadis investi. Perrot contesta le droit de Bonvalot à exercer cette destitution : il en appela à la cour de Rome ainsi qu'à l'Empereur, et ses substituts, les chanoines Siméon Perrot et Guillaume Guyot, firent cause commune avec lui. Ces trois chanoines ayant invoqué la sauvegarde du gouvernement municipal contre les vexations dont ils étaient l'objet de la part de l'administrateur, le chapitre métropolitain s'en offensa et les frappa de suspension. De part et d'autre, on chercha à s'avilir. Un nommé Claude Boni, de Poligny, qui, après avoir été attaché à Bonvalot comme musicien et sommelier, avait obtenu un canonicat dans sa ville natale, intervint dans le débat pour révéler des turpitudes concernant les mœurs de l'administrateur. Celui-ci répliqua par une enquete qui prouva que Claude Boni avait été lui-meme condamné pour des actes criminels d'immoralité ; l'illustre compositeur Claude Goudimel, de Besançon, aida son ancien protecteur, François Bonvalot, à faire cette preuve. Le parlement de Dole et le Conseil privé des Pays-Bas firent des efforts pour étouffer cette affaire très scandaleuse et que les protestants du voisinage exploitaient au profit de la propagation des nouvelles doctrines. Les mémoires et procès-verbaux d'enquetes, provoqués par cette triste affaire, révèlent toutes les circonstances des débuts de François Richardot, le futur éveque d'Arras, dont la faveur auprès de François Bonvalot aurait, semblerait-il, éveillé la jalousie du vicaire général Jacques Perrot.
Les pièces comprises dans ce premier tome du recueil sont au nombre de 23. Au bas de la seule de ces pièces qui soit en parchemin (fol. 299), on trouve appendu le petit sceau de la commune de Besançon, avec le signet des lettres en manière de contre-sceau.

Bibliographie
Quelques lignes sur cette affaire se trouvent dans l'article "Une date de la vie du musicien Claude Goudimel", dans les
Mémoires de la Société d'émulation du Doubs
, 4e série, t. X (1875), p. 522-529.

Notes
No 8

Table des matières :
Mots-clésInstitution -- Bibliothèque ; Textes -- Manuscrits;;;

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