Fonds général (Ms 1005 à 1296)

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Cote/Cotes extrêmes

Ms 1005 à 1296

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Bibliothèque municipale de Besançon

Présentation du contenu

Voir l'histoire de la conservation dans l'introduction et les appendices.
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Cote/Cotes extrêmes

Ms 1069 à 1126

Ms 1123-1124 - « Registre des lettres escrittes à Monseigneur [Philippe, comte d'Egmond et prince de Gavre,] et autres particuliers, pendant mon voyage d'Espagne, commencé au mois de janvier 1672 » et terminé au mois de juin 1675, par Claude-François Pelletier. Deux volumes

Cote/Cotes extrêmes

Ms 1123-1124

Date

XVIIe siècle

Langue des unités documentaires

latin

Type de présentation matérielle et importance matérielle

110 et 193 feuillets

Dimensions et unité de dimensions

300 × 205 mm

Notes sur la zone de la description matérielle

Papier

Copies de la main de l'auteur

Notes sur le contenu

Entré au service de Philippe, comte d'Egmond et prince de Gavre, comme gouverneur du jeune Louis-Ernest, fils de ce prince, il quitta son élève, au début de l'année 1672, pour remplir à Madrid une mission de chargé d'affaires de son maître. Il s'agissait de faire reconnaître par l'Espagne les droits de la maison d'Egmond sur le duché de Gueldre, dont elle avait eu la souveraineté depuis 1423 jusqu'en 1538, et aussi de lui obtenir une compensation pour la perte du comté d'Egmond, que s'était annexé la République hollandaise. La maison d'Egmond ayant également des droits à revendiquer sur le territoire flamand qu'avait conquis Louis XIV, et ce souverain ayant, de concert avec la Grande-Bretagne, déclaré la guerre aux Hollandais, le comte Philippe jugeait opportun d'entretenir à Paris un solliciteur, nommé Bouvot, qui était citoyen de Besançon. A cet associé de ses démarches, Pelletier écrivait assez fréquemment ; il correspondait aussi avec ses parents de Franche-Comté, avec l'écuyer de Ceccati, directeur de l'Académie bisontine d'équitation, et avec un nommé Dumont, qui l'avait remplacé auprès de son cher petit prince. Dans ses lettres au comte d'Egmond, il entre dans d'intéressants détails sur le métier très compliqué et très dispendieux de solliciteur à Madrid ; il dépeint le faste apparent et la misère réelle de la plus hautaine des aristocraties ; il entretient fréquemment son maître de l'accession graduelle du prince d'Orange, Guillaume III, au rang des têtes couronnées, élévation qui offusquait grandement la maison d'Egmond, si longtemps considérée comme l'égale de la dynastie de Nassau. Les démarches de Pelletier, conduites avec autant de zèle que d'habileté, ne parvinrent pas à faire restituer au comte Philippe d'Egmond la moindre parcelle de territoire. En dehors d'une indemnité de mille florins par mois, que ce personnage touchait déjà, il lui fut accordé comme compensation la faculté de faire élever son fils, le prince de Gavre, à la cour de Madrid, et sa nomination personnelle au poste de général de la cavalerie étrangère aux Pays-Bas. Cette dernière satisfaction obtenue par son maître, Pelletier quitta Madrid au mois de juin 1675, pour se rendre d'abord en Franche-Comté, où son patrimoine avait bien souffert des conséquences de l'annexion de ce pays à la France ; il projetait ensuite de gagner Bruxelles, afin de donner au comte d'Egmond les derniers éclaircissements sur la mission qu'il avait remplie pour le compte de ce grand seigneur.

Manuscrit numérisé -- Fonds général

Notes sur l'exemplaire en main

Couvert, parchemin

Table des matières

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