Fonds général (Ms 508 à 1004)

Déplier tous les niveaux

Cote/Cotes extrêmes

Ms 508 à 1004

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Bibliothèque municipale de Besançon

Présentation du contenu

Voir l'histoire de la conservation dans l'introduction et les appendices
L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable. Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.

 

Cote/Cotes extrêmes

Ms 670 à 679

« Le livre du Trésor des histoires, lequel livre est extrait du Miroir historial et de tous aultres livres d'aultres histoires. » Premier volume

Cote/Cotes extrêmes

Ms 678

Date

Seconde moitié du XVe siècle

Importance matérielle

280 feuillets à 2 colonnes

Particularité physique

Papier vergé : écu de Fiance en filigrane
Reliure du XVIe siècle, en bois, couvert de veau

Dimensions

393 × 285 mm mm

Présentation du contenu

Une table des chapitres, placée en tête de ce volume, est précédée d'un titre ainsi conçu (fol. 1) : « Cy commence la table des rubrices du premier volume du Trésor des histoires. » Le premier chapitre a pour rubrique (fol. 7) : « Comment Dieu créa ciel et terre, et de Adam, Eve et de sa génération. » Le dernier chapitre est intitulé (fol. 280) : « De Gaius [Caligula], l'empereur. »

Début et fin de la préface (fol. 7) : « Qui le livre du Trésor de sapience veult mettre en l'aumaire de sa mémoire et l'enseignement des saiges ès tables de son cueur escripre, sur touttes choses il doibt fuir le fardel de confusion, car elle engendre ignorance et est mère d'oubliance... Et ay mis trois choses briefment et ordonnéement : assavoir les personnes, le temps et le lieu, à qui et quant et où les choses furent faictes. Sy commencherons nostre histoire au plus hault, c'est à Adam, nostre premier père. »

Le dernier chapitre du volume se termine par les lignes suivantes (fol. 280 vo) : « ...et affin que l'on cuiddast qu'elle [Messaline] fut ribaude publicque, elle recepvoit son sallaire. Explicit le Trésor des histoires. »

Cette compilation est écrite dans le dialecte de l'Artois ou de la Flandre française, ainsi qu'on en peut juger par la fréquence du ch remplaçant le c. Elle a ses analogues dans les manuscrits français de la Bibliothèque nationale qui portent les nos 685 et 1367 (ancien fonds).

Sur la partie restée blanche du dernier feuillet, on a transcrit, au XVIe siècle, un morceau en latin versifié qui se rapporte au prélude dramatique de l'office du matin de Pâques, tel qu'il se célébrait dans l'église métropolitaine de Saint-Étienne de Besançon. Les officiants, avec des voiles sur la tête qui leur donnaient l'allure des trois Marie, allaient au tombeau et répliquaient aux questions que leur adressait le chœur sur les circonstances de la mort et de l'ensevelissement du Christ :

« Dic, Maria, quid vidisti
Contemplendo (sic) mortem Christi ?
— Vidi Jesum spoliari
Et in crucem sublevari
Peccatorum manibus
..........»

Voir à ce sujet le no 98 du présent catalogue.

Cet appendice dit assez que le volume provient de la bibliothèque du chapitre métropolitain de Besançon.

Langue des unités documentaires

latin