Fonds général (Ms 508 à 1004)

Déplier tous les niveaux

Cote/Cotes extrêmes

Ms 508 à 1004

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Bibliothèque municipale de Besançon

Présentation du contenu

Voir l'histoire de la conservation dans l'introduction et les appendices
L'accès aux collections patrimoniales est soumis à une autorisation préalable. Toute publication de documents inédits doit être notifiée à l'établissement.

 

Cote/Cotes extrêmes

Ms 599 à 646

Lettres du P. Ballyet, évêque de Babylone, consul de France à Bagdad, écrites de 1763 à 1771

Cote/Cotes extrêmes

Ms 611

Date

Seconde moitié du XVIIIe siècle

Importance matérielle

21 feuillets

Particularité physique

Papier
Demi-reliure basane verte

Dimensions

340 × 220 mm mm

Présentation du contenu

Dix-neuf lettres, dont dix-sept autographes et deux de la main d'un secrétaire. Toutes ces lettres sont adressées à Nicolas-Joseph Ballyet, avocat, neveu de l'évêque. Les dix premières sont datées de Bagdad : au dos de celle qui porte la date du 17 juin 1764, l'évêque a transcrit son rapport au gouvernement français, sur la révolution dont Ali-Pacha avait été victime le 16 avril précédent (fol. 8 vo). Les lettres suivantes ont été écrites pendant un voyage que l'évêque avait fait en Europe, entre l'été de 1765 et celui de 1767. Une dernière lettre, du 25 octobre 1771, est datée de Bagdad. Deux ans plus tard, l'évêque Ballyet mourait de la peste dans cette lointaine résidence.

Né à Marnay, en 1700, il était entré dans l'Ordre des Carmes déchaussés, sous le nom de Frère Emmanuel de Saint-Albert, et avait été destiné aux missions que cet Ordre entretenait en Asie. Arrivé à Bagdad comme missionnaire, en 1729, il fut le premier consul nommé par la France dans cette résidence. Son sacre, en qualité d'évêque de Babylone, avait eu lieu à Malte en 1742. Ayant le goût d'un collectionneur, il s'était appliqué à recueillir les médailles de la Syrie et de la Perse, « sur les lieux mêmes où les monnaies des Séleucides et des descendants d'Arsace avaient circulé ». Ces derniers mots sont d'Adrien de Longpérier, qui, dans sa Description des médailles du cabinet de M. de Magnoncour (Avertissement), publiée en 1840, avait apprécié la « haute valeur » de la collection formée par l'évêque Ballyet.

Le frère de ce prélat, entré comme lui dans l'Ordre des Carmes déchaussés, en devint supérieur général, sous le nom de P. Symphorien. C'est à tort que Piraux, successeur de Ballyet dans le poste de consul de France à Bagdad, a été indiqué comme un neveu de l'évêque de Babylone et désigné par celui-ci pour son successeur présomptif ; au contraire, dans plusieurs des lettres de notre recueil, Ballyet se moque des agissements de Piraux et le qualifie de charlatan.

Le cachet de l'évêque Ballyet porte un écusson parti des armoiries de l'Ordre des Carmes déchaussés et d'un blason d'azur, au sautoir d'or.

Langue des unités documentaires

latin

Notes

Manuscrit numérisé -- Fonds général