« A la loupe » (2012)
Le coffre des Archives municipales (XVIe siècle)
Du Moyen Âge à l’époque moderne, les coffres ont été pour la ville de Besançon un symbole tout aussi important que ses armoiries, sa devise ou sa monnaie. En effet, dans la charte de franchises de 1290, l’article 6 commence par ces mots : « De même, lesdits citoyens forment et formeront communauté ou collectivité, avec coffre commun ». Le coffre en fer, orné extérieurement de peintures, est le seul de cette taille à nous être parvenu.
C’est un coffre de marine vraisemblablement fabriqué à Nuremberg au XVIe siècle. Celui-ci est particulièrement imposant puisqu’il mesure 110 cm de long, 62 cm de large et 64 cm de haut. Sa face avant comporte une fausse entrée de serrure. La véritable serrure se manœuvre par une entrée placée sur le couvercle : elle est protégée par des plaques de fer gravées de personnages mythologiques et de masques. Le coffre est également protégé par deux cadenas. À l’époque moderne, l’ouverture du coffre nécessite donc trois clés confiées à trois personnes différentes.



Du XVe siècle jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la municipalité conserve son trésor, c’est-à-dire ses documents les plus précieux, dans ce coffre. En 1733, il contient deux cent documents. Dans les années 1780, le coffre est remplacé par un meuble à layettes, construit à l’Hôtel de ville. Entreposé actuellement aux Archives municipales de Besançon, ce meuble contient toujours les archives qui s’y trouvaient à la fin de l’Ancien Régime.

Ce coffre est visible lorsque la salle d'exposition est ouverte, quand des animations ont lieu.