Ce portail est conçu pour être utilisé sur les navigateurs Chrome, Firefox, Safari et Edge. Pour une expérience optimale, nous vous invitons à utiliser l'un de ces navigateurs.

 « A la loupe » (2024)

Le fonds photographique Meusy du musée du Temps

Le musée du Temps conserve dans ses réserves un conséquent fonds photographique de la famille Meusy. Constitué de plus de 600 négatifs sur plaque de verre au gélatino-bromure d’argent, cette collection est un témoignage important de la vie bisontine de l’entre-deux-guerres, comportant de nombreux portraits de bisontins et de bisontines réalisés dans le studio Meusy, mais également des vues de la ville, de ses bâtiments et ses commerces.

Le Studio Meusy

Maurice Meusy devant son studio au 33, rue Mégevand

En 1917, Maurice Meusy achète le fonds du photographe Alfred Boname dans une vente aux enchères. Il s’installe dans son atelier, situé au 33, rue Mégevand à Besançon dans un hôtel particulier. Le studio Meusy est une affaire familiale. La femme de Maurice, Alice Poinsot, travaille en collaboration avec son mari dans l'atelier. Après un accident de voiture en 1930, l'état de santé de Maurice Meusy se détériore et son fils Michel rejoint l'atelier de ses parents vers 1933. Les photographies les plus tardives du fonds ont donc probablement été prises par Michel. Maurice décède en 1939 et l’affaire est reprise par son fils. En 1952, le studio déménagera 48, Grande rue et restera actif jusqu'à sa fermeture en décembre 1985.

Maurice Meusy dans son atelier

Photographe de la bonne société bisontine, le carnet d’adresses du Studio Meusy était bien fourni. Moins présent dans ce fonds, Michel Meusy fut aussi le photographe officiel des musées de Besançon ainsi que du festival international de musique classique de Besançon.

Des négatifs sur plaque de verre au gélatino-bromure d’argent

Couple posant avec leur chien, négatif sur plaque de verre, 2024.0.398

Le fonds Meusy du Musée du Temps est constitué de négatifs sur plaque de verre au gélatino-bromure d’argent en trois différents formats, 18x24, 13x18 et 10x15 centimètres (ainsi que de quelques tirages papier et négatifs souples). 

L'utilisation de la plaque de verre comme support voit le jour avec l’arrivée de la photographie au collodion, en 1852. Le procédé gelatino-argentique est mis au point en 1871 par Richard Leach Maddox et amélioré en 1878 par Charles Harper Bennett. C’est cette avancée technologique qui démocratisera la pratique de la photographie.

Le portrait, principale activité économique du studio

M. Wursmer, négatif sur plaque de verre, 2024.0.383
Sœurs Jumelles, négatif sur plaque de verre, 2024.0.472

Le métier de photographe au début du XXe siècle continue son essor. Une importante partie de l’activité du studio Meusy est la photo de classe, de mariage, de communion, de fêtes et la réalisation de portraits en studio, qui se démocratise à cette époque et devient l’une des principales activités du photographe. De nombreux particuliers, ainsi que des personnalités civiles, militaires et religieuses passeront se faire « tirer le portrait » dans le studio Meusy. Les portraits individuels et collectifs représentent plus de la moitié du fonds du musée du Temps.

Les livres de comptes de Maurice Meusy conservés aux archives départementales du Doubs sont une source d’information importante pour comprendre et documenter le fonctionnement économique du studio. Ils permettent d’identifier les dates, les prix et les commanditaires.

Mariages et noces

Des mariés entourés de leurs familles, négatif sur plaque de verre, 2024.0.175

La photographie de mariage et de fêtes est une partie importante de l’activité économique du studio Meusy, représentant une soixantaine de plaques dans le fonds du musée. Il existe plusieurs types de photographies de mariage : les portraits en studio, à domicile ou sur le lieu de la cérémonie. Les photos en studio restent les plus répandues à l’époque car moins onéreuses. Parmi les séries de plaques conservées, plusieurs représentent des mariages militaires, ce qui témoigne de l'importance de l'armée dans la clientèle du studio.

Une clientèle militaire

Portrait du Général Rampont, négatif sur plaque de verre, 2024.0.415

Au vu de la présence importante de l’armée à Besançon, il est logique que les militaires représentent une part conséquente de la clientèle du studio Meusy. Le studio répond en effet aux besoins des militaires avec des portraits individuels, de groupe et des photographies officielles, en uniforme. Le fonds Meusy possède notamment plusieurs portrait du Général Rampont (1869-1939), une figure de l’armée française. D’autres portraits similaires restent encore à identifier et documenter.

La vie religieuse

Portrait de jeunes communiantes, négatif sur plaque de verre, 2024.0.399

Le studio Meusy a capturé de nombreux aspects de la vie religieuse à Besançon. De nombreux ecclésiastiques locaux ont commandé leur portrait au studio Meusy, notamment les archevêques de Besançon Joseph-Marie-Louis Humbrecht et Henri Binet. Les photographies contiennent également des prises de vue extérieures et intérieures de bâtiments religieux tels que le Grand Séminaire, la Cathédrale Saint-Jean et l’église de la Madeleine ainsi que de nombreuses prises de vue de scènes de procession.

Archevêque de Besançon Joseph-Marie-Louis Humbrecht, 2024.0.190

Costumes et divertissement

Portrait d’une actrice en costume orientalisant, négatif sur plaque de verre, 2024.0.366
Portrait d’un acteur en Méphistophélès, négatif sur plaque de verre, 2024.0.577

La collection comprend près d’une centaine de plaques représentant des portraits de personnes déguisées. Parmi eux, on retrouve des costumes de personnages de théâtre tels que Pierrot ou le Faust de Goethe, ainsi que des vêtements antiques, orientaux, de clowns et de cowboys. Ces portraits offrent un aperçu intéressant de la diversité des costumes, des acteurs et de l’imaginaire de l’époque.

Des vues de la ville

Besançon-les-Bains, 2024.0.542

Le fonds comporte quelques vues intéressantes documentant des rues, bâtiments ou commerces de Besançon, comme le Kursaal, les Bains Salins de la Mouillère (Casino), les Nouvelles Galeries, la Cité Universitaire, l’école d’Horlogerie…

La proximité géographique du studio Meusy nous offre notamment plusieurs vues de l’école ménagère Jeanne d’Arc (19 rue Mégevand) et de l'ancien Grand séminaire de Besançon, actuel Centre Diocésain (20 rue Mégevand). 

L’école ménagère du 19 rue Mégevand à Besançon, négatif sur plaque de verre, 2024.0.106

Auteurs de milliers de clichés de la capitale comtoise et de ses habitants, Maurice et Michel Meusy sont parmi les photographes les plus importants de la ville au 20ème siècle. L’intégralité du fonds Meusy a été numérisée en 2024 et est consultable sur le site Mémoire Vive et sur la Plateforme Ouverte du Patrimoine (POP) du Ministère de la Culture. et sur Mémoire Vive Le musée du Temps invite le public à contribuer à l'identification des lieux et des personnes photographiées, toutes informations sont les bienvenues !

Lazare Noury

Consulter l'intégralité du fonds Meusy

Retour vers la page « A la loupe » 

Retour vers la page d'accueil de Mémoire vive

Ce site utilise des cookies techniques nécessaires à son bon fonctionnement. Ils ne contiennent aucune donnée personnelle et sont exemptés de consentements (Article 82 de la loi Informatique et Libertés).

Vous pouvez consulter la politique de confidentialité sur le lien ci-dessous.