« A la loupe » (2016)
Portraits comtois : Victor Hugo (1)
Parmi les portraits comtois, il y a bien sûr un homme dont on conserve à la bibliothèque de Besançon de nombreuses boites d’estampes, coupures de journaux et portraits. Il n’est pourtant pas resté longtemps à Besançon mais son œuvre a marqué durablement l’histoire de la littérature et il énerve sérieusement les lycéens quand un de ses textes tombe au baccalauréat. Cette caricature de 1878 dans La Petite Lune évoque le retour du poète « H » en France, après les années d’exil.
Le général Hugo

Dans la famille Hugo, je voudrais le père, un général ! En 1802, il est encore chef de bataillon. Si son portrait est conservé à la bibliothèque, c’est qu’il est le père de Victor.
La naissance de Victor

Une charmante estampe reconstitue la naissance de Victor Hugo, elle nous présente le bonheur d’une famille penchée autour du joli poupon. Elle est réalisée en 1881 pour une fête qui honore le poète.

La même année, le Journal illustré publie un dossier avec la maison natale bisontine en illustration. Une plaque a été déposée fin décembre 1880 sur cette maison et des festivités ont été organisées. Elles sont racontées par Le courrier franc-comtois et l'Union franc-comtoise du 27 décembre 1880 selon la sensibilité politique de ces journaux.
Cher compatriote

En 1829, Victor Hugo est déjà célèbre et prend soin de son image. Pour preuve, cette belle estampe de Deveria est offerte au bibliothécaire Charles Weiss, avec une dédicace autographe.
Lorsque l'enfant paraît

Dans Les feuilles d’automne, le jeune père évoque en 1831 le cercle de famille :
« Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris. »
(Ecouter un enregistrement ancien sur Gallica, 1912)
C’est aussi dans ce recueil, que l’on lit :
« Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix. »
(dans Ce siècle avait deux ans)
- Lire l’édition originale sur Gallica (1832)
Madame Victor Hugo

Dans la famille Hugo, voici l’épouse Adèle, madame Victor Hugo (1803-1868), mère de leurs cinq enfants. Parmi eux, la fameuse Léopoldine tragiquement décédée en 1843, qui a inspiré à son père inconsolable le poème Demain dès l’Aube (1856).
Cette estampe est réalisée d’après une photographie de Pierre Petit et publiée dans L'Univers illustré du 6 juin 1885. Adèle est alors décédée depuis de nombreuses années.

Dans Psyché, Journal de modes, on trouve Victor Hugo père et fils. Petit moment de complicité et déjà image politique du père s’affichant avec sa progéniture.
L'écrivain prolifique
![[Panthéon charivarique] (EST.FC.P.225)](/images/e18ea6fd-7858-45d7-9f58-800184948964_2_column.jpg)
C’est l’auteur à la grosse tête et à l’œuvre abondante que Benjamin Roubaud caricature ici pour la revue La Mode en 1841. Roubaud est aussi l’auteur du célèbre « Fragment du grand chemin de la postérité », qui se moque des Romantiques et de leur goût pour le bizarre (« Le laid c’est le beau »).
Le théâtre

Les répliques les plus célèbres de ses pièces de théâtre sont reprises en vignettes : Marie Tudor et Notre-Dame de Paris.
L'Assemblée

Hugo a le privilège de faire partie des « représentants représentés » par Daumier dans le Charivari en 1849 : « On vient de lui poser une question grave, il se livre à des réflexions sombres - la réflexion sombre peut seule éclaircir la question grave ! - aussi est-il le plus sombre de tous les grands hommes graves ! »

Caricature de Victor Hugo prenant la parole à la tribune de l'Assemblée nationale tandis que les députés coiffés d'un bonnet phrygien organisent le chahut dans l'hémicycle. Une légende ajoute : « Je suis Français !... Vive la République romaine, quand même ! »
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